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COMMENTAIRES SUR LOI DES FINANCES 2007 --------------------------------- A) Introduction Le budget de l'Etat pour l'année 2007 a été présenté à l'appréciation des députés le 10 Octobre 2006 par le Ministre de l'Economie et des Finances. Ce budget est équilibré en recettes et en dépenses à un montant de 498 milliards 432 millions 138 mille francs CFA. IL présente une progression sensible de 9,08% par rapport à
celui de l'année précédente (environ 41,5 milliards
de plus), et a été adopté le mardi 21 Novembre 2006
par l'assemblée nationale. 1. Recettes internes : 270 milliards 809 millions Une évolution positive mérite d'être soulignée car les recettes internes représentent 54.33% de l'ensemble des recettes, ce qui est loin d'être le cas une décennie auparavant où les financements extérieurs en partie aléatoires représentent la majeure partie des recettes espérées. Les recettes fiscales qui ont la particularité d'être permanentes,
representent environ 85% de l'ensemble des ressources internes : 226,394
milliards sur les 270,809. 1) Dette publique : 29,721 milliards Les investissements representent 48% du total du budget en ce qui concerne
les dépenses : 245,406 milliards sur 498,432138000. Les objectifs assignés au budget 2007 Ce budget à pour objectif principal la poursuite de la mise en uvre de la stratégie de lutte contre la pauvreté sur la base des orientations définies dans la Déclaration de Politique Générale du Gouvernement soutenue par une politique économique et financière qui s'articule autour des axes prioritaires suivants : - Sur le plan économique, atteindre un taux moyen de 4.31% en terme d'accroissement du PIB - Sur le plan social, amélioration du pouvoir d'achat et du niveau de vie des populations, à cet égard un accent particulier est mis sur la protection sociale des couches les plus vulnérables constituées par les femmes et les enfants - Sur le plan financier, accroître les ressources internes à travers le renforcement des capacités des structures de recouvrement, l'élargissement de l'assiette fiscale, la réduction du champ des exonérations, le resserrement des contrôles, le tout dans un contexte de mise en application du schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO et de la suppression des recettes compensatoires de l'UEMOA. - Intensifier les réformes des finances publiques et les efforts d'ajustement en vue de consolider la stabilité du cadre macro économique. - Intensifier les réformes des finances publiques et les efforts d'ajustement en vue de consolider la stabilité du cadre macro économique. - Poursuivre les efforts d'apurement de la dette intérieure de
l'Etat.
Il y a lieu de noter qu'au niveau international, l'activité économique
a été vigoureusement tirée par la bonne tenue de
la consommation et le dynamisme du commerce mondial. Au niveau national, un taux de croissance de 2,4% est prévu pour
cette année 2006 en raison des bons résultats de la campagne
agricole qui vient de s'achever, mais si les hypothèses suivantes
se réalisaient : Le taux de croissance prévu (2,4%) ne semble pas traduire un dynamisme
de l'activité économique pendant cette année, cependant
les relations avec les principaux partenaires signalés plus haut(BIRD
FMI BAD) augurent des bonnes perspectives pour l'année 2007, en
raison de l'annulation des dettes qu'ils ont consenties et la poursuite
des reformes en matière de gestion des finances publiques, efforts
appréciés par le FMI lors de la deuxième revue effectuée
au début de l'année 2006 dans le cadre de programme économique
et financier 2005-2007 liant le Niger à cette institution. L'accroissement du budget de 9.08%(41,479 milliards) sur celui de 2006
nécessite de se pencher sur les nouvelles mesures fiscales. Il
s'agit de tendre vers le taux de convergence en matière fiscale
fixé à 17% par l'UEMOA. - L'élargissement de l'assiette fiscale notamment en direction
du secteur informel qui, bien que contribuant à hauteur de 70%
au PIB, ne contribue qu'à 30% aux recettes fiscales. L'évolution des prévisions constatées au niveau des dépenses concerne l'importance des crédits alloués aux secteurs participant à la lutte contre la pauvreté qui passent de 227.742milliards à 269.919 soit une hausse de 18.52% ; l'installation des nouvelles institutions (CESOC, HCCT, HCJ) le dégel du blocage des avancements, la réhabilitation des infrastructures, du mobilier et du parc automobile de l'Etat. Ainsi les dépenses de fonctionnement et d'investissement ont augmenté respectivement de 19.26% et de 13.48% par rapport au budget de l'année 2006. D) les recettes Comme indiqué dans le tableau ci-dessus, les recettes ont connu
une hausse de plus de 9% par rapport à 2006(soit plus de 41 milliards),
mais cette hausse est essentiellement imputable aux recettes extérieures. Ainsi les recettes propres constituent 54,33% du montant total des recettes
contre 45,66% pour les recettes extérieures constituées
des aides et emprunts budgétaires ou pour le financement des projets. Les dépenses ont également connu une hausse équivalente
à celle des recettes. Néanmoins ces dépenses semblent
mieux maîtrisées d'autant que pour l'essentiel, elles se
rapportent aux achats des biens et services (+ 10,51%) aux subventions
et transfert (+33%, 21,87 milliards de plus qu'en 2006) et surtout aux
investissements (+ 13,48% mais environ 30 milliards de plus qu'en 2006). Toutefois les dépenses liées au personnel ont connu une
hausse de 5,8% (soit 4 milliards en plus par rapport au budget 2006). Concernant les dépenses de fonctionnement se rapportant aux achats de biens et services, elles vont aux ministères relevant des secteurs prioritaires : Agriculture, Santé, Education. Pour ce qui est des investissements, les dépenses connaissent
une hausse de 29,159 milliards (13,48%).
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